English version
Phalaenopsis finleyi (Christ 2011)
 

                  
       
Phalaenopsis de Finley
collectionneur de St.Petersburg, Floride
 
Origine : Thaïlande, Vietnam
 
Synonymes

Kingidium minus Seidenf.,1988 (basionyme)

Phalaenopsis minus Christ. 2001.nom.illeg.

 Doritis minus T.Yukawa & K.Kita 2005

Plante miniature. Racines nombreuses, cylindriques, lisses. Tige très courte. Feuilles parfois caduques, elliptiques, de 9 x 2,5 à 3,5 cm.
Tige de l'inflorescence courte, rarement ramifiée, pouvant atteindre 12 cm mais souvent plus petite, pendante, rachis aussi long que le pédoncule portant de 2 à 6 fleurs, parfois plus nombreuses en culture, ne s'épanouissant pas simultanément ; bractées triangulaires longues de 2 mm ; pédicelles longs de 1,3 cm. Fleur petite, moins de 2,5 cm d'envergure ; sépale médian oblong, aigu, concave, réfléchi ; sépales latéraux obliquement oblongs-ovales, obtus, réfléchis ; pétales légèrement plus courts et plus étroits que le sépale médian, oblancéolé-subspatulés, obtus, réfléchis ; labelle trilobé ; lobes latéraux érigés, suborbiculaires, nettement arrondis, dotés d'une dent triangulaire falciforme sur la marge postérieure ; lobe médian étroitement lancéolé, aigu, acuminé, légèrement incurvé, orné de 2 cals ; cal postérieur court, bifide, son apex surplombant une légère cavité ; cal antérieur ligulé à apex bifide ; colonne érigée, très élargie au niveau de la cavité stigmatique.
Phalaenopsis minus dans Opera Botanica
Observations/culture
Sépales et pétales blancs ou blanc verdâtre, avec des barres longitudinales brun clair à brun rougeâtre ; la moitié interne des sépales latéraux est largement tachée de mauve ; la base du sépale médian et des deux pétales latéraux est plus ou moins jaune ou verdâtre ; labelle blanc avec des stries et/ou des taches rose mauve ; colonne blanche, parfois jaunâtre, striée ou ponctuée de brun clair sur le dessus. 
Plante " caractérielle " qui se cultive et fleurit facilement pendant quelques temps sans perdre son feuillage et sans que soit marqué un quelconque repos végétatif, puis le feuillage disparaît et la plante peut rester plusieurs mois sans activité apparente. Cette période de repos ne semble pas liée à la saison. Cette espèce est peut-être plus inféodée que la plupart des autres Phalaenopsis au respect de ses conditions naturelles de végétation, à savoir des écarts de température qui peuvent être importants entre le jour et la nuit et des variations de température importante au cours de l'année. La culture en épiphyte s'impose pour cette espèce intéressante. Les plantes fleurissent facilement avec deux tiges florales qui ne semblent pas devoir se ramifier.
 
Historique
Cette espèce a été décrite par Gunnar Seidenfaden à partir d'une photo et d'une fleur unique que lui avait envoyées Tamlong Suphachadiwong de Suphachadiwong Orchids à Bangphra Chonburi en Thaïlande. Avant sa publication en 1988 dans le genre Kingidium, Seidenfaden avait débattu avec Sweet de l'opportunité de placer cette plante dans le genre Phalaenopsis mais ce dernier pensait que la plante était plus proche du genre Kingidium. Transférée dans le genre Phalaenopsis sous le nom de Phalaenopsis minus par Christenson en 2001, cette espèce a dû être renommée en 2011 car dans le binôme proposé en 2001, l'épithète minus n'était pas grammaticalement correct et aurait dû être corrigé en minor ; la combinaison devenant alors Phalaenopsis minor (Seidenf.) Christenson, homonyme de Phalaenopsis minor Liu ce qui n'était pas possible. Un nouveau nom s'imposait donc.
 
 
Relevés climatiques de la station de Loei, Thaïlande, à 249 mètres d'altitude. Température maximum enregistrée 41°c, température minimum enregistrée 1°c.
 
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