Phalaenopsis stobartiana (Rchb.f 1877)
 
Phalaenopsis de Mr Willliam Curley Stobart

Origine
:Chine (ouest Yunnan, Hainan), Myanmar, Thaïlande ?

Descriptions originales ici

Synonymes principaux

Phalaenopsis wightii var.stobartiana (Burb. 1882 )

Phalaenopsis hainanensis (Tang & Wang 1974)

Kingidium stobartianum (Seidenf.1988)

Description
     Plante épiphyte avec de nombreuses et grandes racines bien développées, charnues, comprimées, glabres.
     Tige courte, 2 cm.Feuilles caduques, absentes lors de la floraison, oblongues-lancéolées, aiguës, longues de plus de dix centimètres et larges de cinq.
     Pédoncule arqué ou pendant, pouvant porter de nombreuses fleurs et mesurer plus de 20 cm. Bractées ovales, cucullées, sub-acuminées de 5 mm.
     Fleurs de 3,5 à 4 cm, peu nombreuses, de 7 à 9. Sépale dorsal oblong-elliptique à obovale, aigu ou arrondi. Sépales latéraux obliques, ovales ou elliptiques-ovales, obtus, légèrement carénés à la face postérieure. Pétale à base étroite puis obovale, aigus ou arrondis à l'apex. 

 

    Labelle trilobé un peu plus court que les pétales. Lobes latéraux oblongs-ligulés, sub-falciformes, quelquefois étranglés vers le milieu avec un callus bien visible autour de l'apex, aplati, dentelé irrégulièrement. Lobe moyen charnu, convexe par le dessus, creux dessous, avec une crête charnue longitudinale , bordures repliées vers le dessous. Le disque entre les lobes latéraux est orné d'une paire de callus superposés, charnus, linéaires, bifides.
     Ebauche d'éperon entre les lobes latèraux au revers de la fleur.
    
Colonne très courte, cylindrique, charnue, légèrement arquée, de 6 mm.
    
Pédicelle de 1,5 cm.

Labelle de Phalaenopsis stobartiana (Sweet)
Observations

     Sépales et pétales quelquefois vert-pomme à jaune verdâtre. Labelle blanc marqué d'améthyste (colonne et lobe mèdian). La hampe florale ne serait jamais ramifiée.
    
Pousse dans les zones chaudes, à moins de 100 mètres d'élévation selon certain, entre 800 et 900 mètres selon d'autres sources, toujours en zones très humide, dans une niche écologique extrêmement réduite. Floraison naturelle en juillet ?.
     Introuvable en culture avant l'an 2000. Quatre exemplaires étaient recensés «officiellement», celui qui a servi à la description, un photographié dans le Yunnan, un plant cultivé qui a disparu ( E.U.), et un exemplaire peut-être encore en culture au Japon. En 2008 quelques spécialistes commencent à proposer cette plante peu évidente à cultiver.
      Plante de climat tempéré à tempéré chaud à cultiver en épiphyte avec une humidité ambiante soutenue.
      Il y a souvent confusion d'étiquette entre Phalaenopsis stobartiana et Phalaenopsis braceana.

Ci-dessus : Phalaenopsis stobartiana a brièvement été cultivé en Europe avec quelques plantes introduites à partir du Myanmar en 1972 par Peter Haase en Allemagne. Il donne quelques précisions sur l'écologie des plantes dans The Orchid Review en 1975 alors qu'il pensait cultiver Phalaenopsis wilsonii.
L'absence de mamelon ou d'éperon permet de distinguer facilement Phalaenopsis stobartiana, à gauche et Phalaenopsis honghenensis, à droite.
 
Historique
Phalaenopsis stobartiana a été décrit à partir d'un exemplaire unique en culture en 1877 chez Mr Willliam Culley Stobart, Etherley Lodge, Darlington, Angleterre, ainsi que le signale Reichenbach lors de sa description. Ajoutons que la plante était cultivée par L. Hartley et que son origine géographique était inconnue. William C. Stobart était un important propriétaire terrien et possédait des mines de charbon.
D'après la plante collectée sur l'île de Hainan, dont il n'avait jamais vu la coloration, et d'autres plantes collectées en 1975 au Myanmar près de la frontière indienne, Sweet donnait une coloration rose ou mauve à Phalaenopsis stobartiana, attribuant la coloration verte décrite par Reichenbach aux conditions de culture. Cependant Hasse qui avait cultivé des exemplaires collectés au Myanmar écrivait un premier article en 1975 et suspectait ces plantes d'être des Phalaenopsis wilsonii, espèce considérée jusque-là disparue (The Orchid Review T 83); ensuite, dans un article édité ultérieurement dans Australian Orchid Review Hasse se ralliait à la thèse de Sweet qui lors de la huitième Conférence Mondiale sur les Orchidées émit l'idée que cette plante était Phalaenopsis stobartiana (Australian Orchid Review 1975).
Phalaenopsis stobartiana a été décrit par Reichenbach fils en 1877 dans Gardener's Chronicle, nouvelle série, 8: 392. En 1882 Burbidge le considère comme une variante de Phalaenopsis wightii (maintenant Phalaenopsis deliciosa) sous le nom de Phalaenopsis Wightii var. stobartiana dans The Garden 22: 119.
Bien que sa description ne fasse état d'aucune couleur, Phalaenopsis hainanensis (Tang & F.T.Wang, Acta Phytotaxonomica Sinica 12: 47 (1974) est considéré par londres comme synonyme de Phalaenopsis stobartiana. Dans cette description Phalaenopsis hainanensis est comparé à Phalaenopsis wilsonii. En 1988 Seidenfaden le transfère dans le genre Kingidium dans Opera Botanica 95: 188, mais le genre Kingidium dans son ensemble est assimilé dans le genre Phalaenopsis par Christenson en 2001.
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative au Myanmar, vers 150 mètres d'altitude région de Myitkyina
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