English version

Phalaenopsis speciosa (Rchb.f.1881)
 
Phalaenopsis beau, spectaculaire
(du latin speciosus, spectaculaire)
Origine : îles Nicobar, Katchal, Teressa etc....( ouest de la Thaïlande)
Synonyme

Polychilos speciosa (Shim 1982)

 
       Plante épiphyte à racines nombreuses, charnues, fibreuses lorsqu'elles sont sèches, souples, lisses.
     Tige courte, complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Feuilles charnues, arquées ou récurvées, elliptiques ou obovales-elliptiques, à apex aigu ou obtus, légèrement rétrécies à la base, longues de 15 à 20 cm. ou plus, larges de 6 à 8 cm.
     Pédoncule sortant très bas sur la tige, entre les bases desséchées des anciennes feuilles, arqué ou pendant, simple ou branchu, portant de nombreuses fleurs, plus long que le feuillage. Bractées courtes, triangulaires, acuminées, cucullées, de 5 à 7 mm.
     Fleur charnue de 5 à 6 cm, étoilée, à coloration très variable, délicatement parfumée.
    Sépales oblongs-elliptiques à obovales-elliptiques, aigus ou obtus. Pétales identiques aux sépales mais légèrement plus courts.
     Labelle 1/3 plus court que les pétales, trilobé, à base très étroite, courtement pédicellé. Lobes latéraux triangulaires, à extrémité falciforme tronquée, plus ou moins dentelée, avec un callus aplati en leur milieu. Lobe médian ovale, charnu, convexe, avec une haute carène centrale dentelée, terminée par un callus aplati, densément couvert de poils courts. Disque entre les lobes latéraux orné d'un simple callus bifide, quelquefois avec des protubérances additionnelles. A la jonction des lobes latéraux et du lobe médian il y a un appendice long, bifide.
     Colonne charnue, érigée, de 8 mm. Clinandre très développé, comme entouré d'un capuchon, légèrement denticulé.
Pédicelle de 2 à 3 cm.
Dessin de Reichenbach pour illustrer Phal.speciosa
 
 
Observations
 
     Cette plante n'est plus en culture actuellement. Trop collectée, cette espèce semblait éteinte mais quelques spècimens font peu à peu leur réapparition.
    
Extrémement variable en couleur. Le spécimen décrit par Reichenbach pour illustrer l'espèce était comme suit :
           " Sépales et pétales blanchâtres/roses à l'extérieur, avec des rangées de taches mauves, violet à l'intérieur avec quelques barres blanches à la base des pétales. Lobes latéraux du labelle jaunes, blancs à la base et au sommet. Lobe médian blanc taché de mauve, ou presque entièrement violet, avec une touffe de poils à l'apex."
      Les premiers clones de Phalaenopsis Speciosa devaient être essentiellement mauve avec la base des sépales blanche plus ou moins ornée de barres transversales mauves. La face dorsale des tèpales devait être blanche légérement pointillée de mauve. La colonnne blanche. Les fleurs sont très parfumées d'après le journal des Orchidées" du 15 mars 1892.
    
Floraison estivale. Pousse sur de grands arbres en condition très ensoleillée, loin des embruns. Produit facilement des keikis.
    
Les mangroves sont le domaine de prédilection des Phalaenopsis speciosa. Ils sont en outre soumis à des pluies très abondantes tout au long de l'année, avec une pointe de plus de 300 mm en septembre. Ces pluies sont chaudes (21°c). Les températures diurnes sont de l'ordre de 30°c et ne s'abaissent que de 5°c durant la nuit. Dans la nature, certaines tiges florales peuvent atteindre deux mètres.
      Une confusion entretenue par quelques revendeurs est possible avec le Phalaenopsis pulchra mais une simple observation du lobe médian du labelle suffit à faire la distinction entre les deux espèces.
 
Variétés botaniques
 
     Les grandes variations de coloration des segments ont conduit à la création de plusieurs variétés par Reichenbach.
 
     Phalaenopsis speciosa var.christiana (Rchb.f 1882)
Sépales et colonne rose violacé. Pétales blanc pur.
 
     Phalaenopsis speciosa var.imperatrix (Rchb.f 1882)
Synonymes : Phalaenopsis speciosa var.purpurata (Hook 1890)
Phalaenopsis Imperati (Gower 1890)
Aucune marque blanche sur les segments floraux. Ce type a été un source d'erreur aux E.U. en raison de sa ressemblance avec le Phalaenopsis pulchra, bien que les détails de la fleur et l'origine des espèces soit différente.
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative aux îles Nicobar, niveau de la mer
 
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