Phalaenopsis pulchra (Sweet 1968)
 
Phalaenopsis beau (du latin pulcher, très beau)
Origine : Philippines ( Luzon, Leyte)
Synonymes principaux

Phalaenopsis lueddemanniana var.pulchra (Rchb.f 1875)

Phalaenopsis lueddemanniana var.purpurea (Ames & Quisum. 1932)

Polychilos pulchra (Shim 1982)

 
     Plante épiphyte à croissance ascendante, à tige complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Racines charnues, plus rigides que chez les autres espèces, glabres.
     Feuilles sub-érigées, arquées, oblongues-elliptiques ou presque obovales, charnues, aiguës ou presque obtuses, de plus de 15 cm. de long, sur 6 cm. de large.
     Pédoncule érigé ou arqué, beaucoup plus long que les feuilles, portant peu de fleurs. Bractées courtes, triangulaires, aiguës.
     Fleurs charnues, presque diaphanes, unicolores, de 4 cm. Sépale dorsal érigé, elliptique ou oblancéolé-elliptique, aigu, légèrement canaliculé vers le sommet, dorsalement caréné. Sépales latéraux obliquement ovales, aigus ou presque obtus, légèrement canaliculés vers le sommet, carénés dorsalement. Pétales obliquement elliptiques ou ovales-elliptiques, aigus ou obtus, rétrécis à la base.
      Labelle presque aussi long que les pétales, trilobé, charnu. Lobes latéraux érigés, oblongs-linéaires, à apex presque tronqué, présentant un
  épaississementen leur centre.
     Lobe médian en forme d'éventail, plus ou moins ové, aigu, irrégulièrement denticulé à son sommet. Disque entre les lobes latéraux présentant un épaississement quadrangulaire aplati. La base de cet épaississement est noyé par des papilles plus ou moins allongées et par des protubérances. Devant cette zone papilleuse, il y a un ou deux callus bifides superposés. A la jonction du lobe médian et des lobes latéraux on distingue nettement un appendice bifurqué élancé vers l'avant. La ligne médiane du lobe médian est soulignée par une carène très nette, effilée antérieurement . Le disque du lobe médian est agrémenté de papilles peu développées, et se termine par un petit épaississement à son apex. Entre celui-ci et le début de la carène, on distingue quelques poils.
     Colonne charnue, érigée ou légèrement arquée, épaissie à l'apex, longue de 8 à 13 mm.
     
Labelle Phalaenopsis pulchra (Sweet)
Observations
 
     La couleur des segments est uniformément violet/rouge. Les lobes latéraux sont jaunes, le lobe médian de même couleur que les segments, à base blanche.
     Considéré pendant longtemps comme une variété de Phalaenopsis lueddemanniana, il s'en distingue néanmoins par sa période de floraison estivale, alors que le Phalaenopsis lueddemanniana fleurit plus tôt, au printemps. La coloration de la fleur est aussi très différente, uni chez le Phalaenopsis pulchra, il s'agit de barres transversales chez le Phalaenopsis lueddemanniana. La pigmentation est localisée à la face ventrale des sépales et des pétales alors que la partie dorsale est d'un blanc argenté ( comme chez le Phalaenopsis lueddemanniana). La comparaison du labelle montre aussi quelques différences, ce qui fait que la séparation des deux espèces n'est pas seulement une question d'apparence superficielle. L'apex du lobe médian est denticulé chez le Phalaenopsis pulchra, voire même quelquefois dentelé, frangé ou fimbrié. Chez le Phalaenopsis lueddemanniana l'épaississement de l'apex du lobe médian est plus prononcé, plus poilu, et ce lobe n'a pas une forme d'éventail, mais est plus linéaire.

      En regardant la fleur par transparence, on note une apparence légèrement striée ou barrée, même chez les fleurs qui paraissent absolument unies.
    
Les papilles du lobe médian sont difficilement observables car confondues dans la couleur. Les lobes latéraux peuvent être marqués par des trainées de violet. La longueur du pédoncule varie selon les conditions de croissance. Elle peut atteindre 3 à 4 fois l'envergure du feuillage.
      L'observation du lobe médian du labelle permet d'éviter la confusion avec le Phalaenopsis speciosa, nom sous lequel il est parfois commercialisé.
       Dans la nature ce Phalaenopsis est soumis à des températures variant de 11 à 21°c en saison humide, et de 14 à 24°c en saison sèche. Il pousse à une altitude 1300 mètres et plus. Les pluies sont continuelles tout au long de l'année, mais l'abondance des précipitations varie de 240 à plus de 600 mm. Dans la pratique, cela se traduit par une floraison difficile à obtenir quand les températures moyennes sont trop élevées. La plante à alors tendance à donner des pédoncules se terminant par des keikis, ce qui peut faire considérer cette espèce comme difficile en culture. Un séjour en serre tempérée évite cet inconvénient.
    
Floraison possible tout au long de l'année, mais plus fréquente en été.
    
Les hampes florales, souvent très longues, donnent facilement de keikis qui ont la particularité de produire des tiges florales plus courtes mais plus facilement florifères.
      Le Phalaenopsis pulchra n'est pas reconnu comme une espèce pour l'enregistrement des hybrides jusqu'en 2003. Croisé avec le Phalaenopsis hieroglyphica est à l'origine d'un hybride connu sous le nom de Phalaenopsis lueddemanniana arlington.
Phalaenopsis lueddemanniana arlington
 

 

Phalaenopsis pulchra plante
Phalaenopsis pulchra variante
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative aux Philippines à une altitude de 1500 mètres (règion de Casiguran)
 
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