Phalaenopsis maculata (Rchb.f. 1881)
 
Phalaenopsis maculé
(du latin maculatus, taché)
Origine : Malaisie (Pahang, rivière Tahai), Bornéo, Sarawak
Synonymes principaux

Phalaenopsis cruciata (Schltr. 1910)

 
     Plante épiphyte ou litophyte à tige courte complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Racines nombreuses, charnues, souples, glabres.
     Feuilles peu nombreuses, charnues, oblongues-ligulées ou oblongues-elliptiques ou oblancéolées, aiguës, à apex canaliculé, longues de plus de 21 cm., larges de 4 cm.

     Pédoncule érigé ou arqué, rarement plus long que le feuillage, rarement branchu, portant peu de fleurs simultanément.
     Fleur de 3 à 3,5 cm. apparemment à texture délicate mais charnues.Sépale dorsal oblong-lancéolé à oblong-elliptique, aigu ou obtus, à apex mucroné. Sépales latéraux légèrement obliques, ovales-oblongs à elliptique, aigus ou obtus, carénés dorsalement, mucronés. Pétales oblongs-lancéolés à oblancéolés, aigus ou obtus.
     Labelle trilobé charnu, plus court que les segments, lobes latéraux presque rectangulaires. La moitié apicale s'épaissit d'un gros callus en forme de fer à cheval évidé. Disque entre les lobes latéraux agrémenté d'un callus bifide aux pointes divergentes avec un sillon médian. Ce callus est suivi d'un autre callus, plus court,prenant sa source à la base du lobe médian. Lobe médian elliptique ou oblong-elliptique, très convexe, avec des sillons longitudinaux, sans crête vraiment marquée, ni bosse à l'apex.
     Colonne de 7 mm., cylindrique, légèrement arquée, dilatée prés de la base.
     Pédicelle de 2 cm.

                                  Observations
Labelle Phal.maculata(Sweet)
 

     Segments blancs ou crème, souvent avec une suffusion verte, tachés de brun/rouge ou de mauve. Labelle rouge, callus jaunes. Lobes latéraux avec de petites taches rouges dans la moitié inférieure, avec une suffusion magenta dans la moitié supérieure.
    
Floraison printemps, de très longue durée.
    
Souvent confondu avec le Phalaenopsis mariae, mais les fleurs sont plus petites, le Phalaenopsis mariae a 2 callus bifides entre les lobes latéraux et un callus à l'apex du lobe médian. Il a été décrit par Reichenbach comme une petite pierre précieuse.
    
On le trouve à une altitude variant entre 250 et 900 mètres dans des zones humides sur des collines rocheuses à l'ombre des grands arbres ou le long des rivières. Il se plait à la base des troncs moussus et demande une humidité élevée en permanence.
    
Réputé difficile en culture. Cette plante demande plutôt une serre tempérée et un peu plus de lumière que les autres espèces. L'addition régulière de carbonate de calcium ou de dolomie est favorable à cette espèce pouvant être litophyte sur des terrains calcaires

Historique
Introduit en Europe en 1881 chez Veitch, avec des exemplaire collectés par Curtis à Bornéo.
Quelques commentaires à son propos sont à signaler dans le numéro 152 d'août 1905 de l'Orchid Review.

 

Gardener's Chronicle juillet 1881
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative au Sarawak à une élévation de 530 mètres (règion de Kuching)
 
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