Phalaenopsis lueddemanniana (Rchb.f.1865)
 
Phalaenopsis de Lüddemann
Origine : endémique aux Philippines
Synonymes principaux

Phalaenopsis luddemannii (Boball ex Naves Novis 1882)

Phalaenopsis ochracea (Carriere ex Stein 1892)

Polychilos lueddemanniana (Shim 1982)

 
     Plante épiphyte, très variable en taille, à tige courte montante, complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Racines nombreuses, souples, glabres.
     Feuilles charnues, assez nombreuses, arquées ou pendantes, presque oblongues-elliptiques ou elliptiques ou obovales, quelquefois oblancéolées, aiguës ou obtuses, à base condupliquée, de plus de 30 cm. de long sur 9 cm. de large, carénées à la face inférieure.
     Pédoncule presque érigé ou arqué ou quelquefois pendant, simple ou branchu, donnant facilement des "keikis", dépassant largement la longueur des feuilles.
     Rachis distique, légèrement en zigzag. Bractées ovales ou triangulaires, persistantes, concaves, aiguës, de 5 mm.
     Fleurs charnues, cireuses, très variables en taille, atteignant 6 cm. Sépale dorsal elliptique ou oblong-elliptique, aigu ou obtus, nettement caréné dorsalement. Sépales latéraux obliquement ovales-elliptiques, canaliculés au-dessus, nettement carénés dorsalement. Pétales à base étroite, elliptiques ou ovales-elliptiques, aigus ou obtus, légèrement plus petits que les sépales.
 

     Labelle trilobé, 1/3 plus court que les sépales. Lobes latéraux érigés, quadrangulaires, oblongs, à apex tronqué, ornés d'un callus en forme de demie lune en leur milieu.     Lobe médian de forme très variable, linéaire-oblong ou elliptique ou ovale ou oblong-ovale, charnu, convexe, avec une crête médiane longitudinale se terminant par une bosse à l'apex. Bosse complètement recouverte de petits poils rudes. L'extrémité du lobe est dirigée vers le bas. Le disque entre les lobes latéraux est papilleux ou charnu et s'agrémente par devant d'un appendice bifide, aciculaire.
    
Colonne charnue, cylindrique, légèrement arquée, de 10 à 12 mm.
    
Pédicelle de 3,5 cm

Labelle de Phal.lueddemanniana (Sweet)
Observations
 

     Espèce très variable en taille et par la coloration des fleurs. Le fond est blanchâtre avec des barres transversales ou horizontales magenta ou violet/améthyste ou brun/rouge. La coloration apparaît sur la face ventrale des segments alors que le dos reste blanc/argenté. Le labelle est carmin clair, jaune à la base et sur les callus des lobes latéraux. La colonne est mauve avec un anthère jaune/verdâtre.
    
Floraison estivale et automnale, de très longue durée.
    
C'est une espèce des terres chaudes, on le trouve depuis le niveau de la mer jusqu'à 70 mètres d'altitude. Il préfère une humidité élevée en permanence. Parfois parfumé.

Historique
 
     Introduit en 1864 par les établissements Low et Cie de Clapton qui l'avait confondu avec le Phalaenopsis equestris. La première floraison eut lieu chez Lüddemann, horticulteur à Paris en 1865 qui lui donna son nom. Cette espèce aurait pu être envoyé en Europe par Marius Porte.
 
 
Illustration dictionnaire ichonographique des Orchidées
 
Variétés botaniques
Phalaenopsis lueddemanniana var.delicata (Rchb.f 1865)
     La moitié apicale des sépales et des pétales est marquée de barres transversales cannelle ou ocre sur fond blanchâtre. L'autre moitié est barrée transversalement d'améthyste. Le labelle et la base de la colonne sont mauve foncé.
 
Phalaenopsis lueddemanniana var.ochracea (Rchb.f. 1865)
     Les barres et les stries transversales sur les segments sont de couleur ocre sur un fond blanchâtre ou jaunâtre. La base des sépales et des pétales est suffusée de mauve pâle.
Variétés exclues
 
     Toutes les variétés qui suivent ont été considérée pendant des décennies comme des Phalaenopsis lueddemanniana. Ces plantes ont été multipliées entres elles et vendues en toute bonne foi sous le nom de Phalaenopsis lueddemanniana. Ceci explique en partie les très grandes variations que l'on peut observer sur des plantes portant la même étiquette. Herman R. Sweet s'est attaché à mettre de l'ordre dans cette espèce.
 
Phalaenopsis lueddemanniana var. boxalli (Hort 1962)

Phalaenopsis lueddemanniana var.hieroglyphica (Rchb.f. 1887)

LIEN

Phalaenopsis lueddemanniana var.fasciata (Hort 1965)

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Phalaenopsis lueddemanniana var.palawensis (Quisumbing 1953)

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Phalaenopsis lueddemanniana var.pulchra (Rchb.f 1875)

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Phalaenopsis lueddemanniana var.pallens (Burb. 1882)

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Phalaenopsis lueddemanniana var.surigadensis (Hort 1965)

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Phalaenopsis lueddemanniana. var.purpurea (Rchb.f 1875)

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Phalaenopsis lueddemanniana var.wardii (Hort 1881)

 
Phalaenopsis lueddemanniana. Dessin de R.C. Aguilar dans Philippine Journal of Science 1947. Les trois labelles numérotés 5, 6 et 7 sont alors considérés comme appartenant tous à des Phalaenopsis lueddemanniana alors qu'ils appartiennent manifestement à des espèces distinctes. Numéro 6 peut-être Phalaenopsis fasciata, le rédacteur de l'article illustré par ce dessin, Eduardo Quisumbing, mettant alors en doute la véracité de cette espèce, pensant que ce n'était qu'une variante de Phalaenopsis lueddemanniana. Numéro 5 peut-être Phalaenopsis hieroglyphica, numéro 7 peut-être Phalaenopsis lueddemanniana.
 
     On trouve encore souvent une plante vendue sous le nom de Phalaenopsis lueddemannian var.arlington qui est en fait un croisement entre les Phalaenopsis hieroglyphica et pulchra. Il a été correctement nommé en 2006 sous le nom de Phalaenopsis Arlington.
 
Labelle du Phalaenopsis Arlington
Phalaenopsis Arlington
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative aux Philippines au niveau de la mer (règion de Manille)
 
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