Phalaenopsis lobbii (Sweet 1980)
 
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Phalaenopsis de Thomas Lobb

Origine
: Bhoutan, Inde (Assam, Sikkim), Myanmar, Chine (sud-est Yunnan), Vietnam
Descriptions originales ici
Synonymes principaux

Phalaenopsis parishii var. lobbii (Rchb.f 1870)

Phalaenopsis listeri (Berkeley 1887)

Polychilos lobbii (Shim 1982)
Description
     Plante épiphyte aux nombreuses racines charnues, glabres.
     Tige courte, complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Feuilles largement elliptiques, obliquement entaillées à l'apex, pouvant dépasser 13 cm. de long sur 5 cm. de large.
     Inflorescence mince, presque érigée, plus courte que le feuillage pouvant porter une demi douzaine de fleurs.
     Bractées petites, elliptiques, obtuses.

Fleurs parfumée, de 2 cm., à forte texture, presque charnues. Sépale dorsal oblong-elliptique, obtus. Sépales latéraux obliquement ovales ou sub-orbiculaires, obtus. Pétales à base étroite puis obovales-subspatulés, obtus ou arrondis.
      Labelle raccordé par un pétiole court au pied de la colonne, trilobé, un peu plus court que les sépales. Lobes latéraux érigés triangulaire avec une crête charnue, aigus. Lobe médian mobile, à base tronquée, triangulaire à angles arrondis, charnu, concave, à la base agrémentée d'une gibbosité semi-circulaire bien dégagée, à bordure denticulée. A la jonction des lobes latéraux et du lobe médian, on distingue un appendice charnu, plat, profondément divisé en quatre segments filiformes.
Colonne courte, légèrement arquée, longue de 5 mm.
Pédicelle de 15 mm.

Labelle de P. lobbii (Sweet)
Observations 
                          

     Floraison en hiver et au printemps. Sépales et pétales blanc-créme, lobe médian du labelle orné de deux larges bandes verticales noisette ou rouille. La base de la colonne est mouchetée de brun.
    
On le trouve plus précisément au Boutan, en Assam et au Sikkim à une altitude variant de 350 à 450 mètres (Lobb l'aurait découvert à 1500 mètres) avec des étés chauds et humides et des hivers plus frais et secs. Les feuilles sont caducs sur les plantes les plus exposées au froid et celles-ci ne survivent que si leur système racinaire est bien développé et installé. Ce Phalaenopsis demande plus de lumière que la plupart des espèces.

 
 
Historique
 
     Découverte par Thomas Lobb lors de sa seconde expédition en 1849/1850 et envoyée aux établissements Veitch, cette plante ne fut pas transmise pour identification à Lindley et resta anonyme. D'autres exemplaires furent ensuite collectés par Mann et Keenan. Bien qu'il ait pu observer auparavant des spécimens vivants cultivés par Lueddemann pour Jean-Pierre Pescatore au château de La Celle-St Cloud et chez John Day, Reichenbach ne la décrivit qu'en 1870 dans Refugium botanicum et en 1871 dans The Gardeners' Chronicle. Il en fit une variété de Phalaenopsis parishii. Il en diffère pourtant totalement par la couleur et plus encore par la structure du labelle, beaucoup plus simple, sans les nombreux appendices filiformes de Phalaenopsis parishii. La confusion était fréquente entre Phalaenopsis parishii et Phalaenopsis lobbii, ainsi, la planche 5815 qui est censée représenter Phalaenopsis parishii dans Curtiss Botanical Magazine, figure t-elle une plante dont la silhouette et la couleur peuvent effectivement représenter un Phalaenopsis parishii, mais les dessins du labelle qui complètent la planche représentent un labelle de Phalaenopsis lobbii. Ces dessins de labelle sont copiés de Saunder's Refugium Botanicum et Hooker en avait fait la remarque dans The Flora of British India en 1894. Rolfe en fait aussi une petite description dans le troisième volume de The Orchid Review.
     Veitch avait baptisé Phalaenopsis x intermedia sous le nom de Phalaenopsis lobbii en l'honneur de Thomas Lobb. Il apparait sous ce nom dès 1852 dans The Journal of the Horticultural Society of London, puis dans plusieurs publications comme The Orchid-Grower's Manual en 1862.
Culture
 
     Espèce voisine de Phalaenopsis parishii, Phalaenopsis lobbii se cultive aussi en épiphyte si l'on peut lui offrir une humidité constante d'au-moins 60%. La culture en pot est plus délicate. Il lui faut un mélange drainant rapidement et bien aéré et de préférence un pot ajouré. La plante forme facilement une touffe après quelques années mais je ne l'ai jamais vu donner un keiki. Les touffes doivent être régulièrement divisées au moment du départ de la végétation lorsque les nouvelles racines apparaissent. La floraison se produit dès la fin de l'hiver et au printemps et chaque plante porte facilement 2 tiges florales. Certains cultivateurs espacent peu à peu les arrosages à l'arrivée de la mauvaise saison tout en abaissant la température de façon à ce que leurs plantes ne gardent que deux feuilles. Cette période de repos ne doit pas excéder 2 mois et il faut alors ne faire aucun apport d'engrais. Cette pratique n'est pas nécessaire pour assurer la floraison. Pendant la belle saison les arrosages doivent être dispensés avec libéralité. Ce Phalaenopsis demande plus de lumière que la plupart des autres espèces. Dans des conditions de culture identiques Phalaenopsis parishii fleurit souvent un peu plus tardivement que Phalaenopsis lobbii.
 
Variétés botaniques

Phalaenopsis lobbii var.flava

Couleur de fond du lobe médian du labelle jaune au lieu de blanc

     Phalaenopsis lobbii var.flavilabia
     Lobe médian presque entièrement jaune sans trace de brun.

      Phalaenopsis lobbii var. vietnamensis ou Phalaenopsis lobbii f. vietnamica
      Sépales et pétales vert clair, lobe médian du labelle jaune marqué transversalement d'une large bande noisette ; pied de la colonne marqué de deux ocelles bruns violacé auréolés de jaune ; colonne barrée transversalement d'une strie rouge violacé sous la cavité stigmatique ; tige florale généralement plus longue.
 
Extraits de la description de Phalaenopsis lobbii par H.R.Sweet dans Genus Phalaenopsis: 53 (1980). Pour la description de Phalaenopsis parishii suivre ce lien.
 
Phalaenopsis parishii var. lobbii dans The Orchids of Sikkim-Himalaya
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative dans le nord de        l' Indes, à une altitude de 400 mètres (région deBaghdogra)
 
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