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Phalaenopsis lindenii (Loher 1895)
 
Phalaenopsis de Linden
Origine : Philippines
Pas de synonyme connu
     Plante épiphyte à port pendant.
     Racines charnues, parfois flexueuses, glabres.
     Tige très courte, complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Feuilles vertes marbrées de blanc argenté, oblongues-lancéolées ou oblongues-oblancéolées, rarement oblongues-elliptiques, aiguës ou obtuses, longues de 25 cm. ou plus, larges de 4 cm.
       Pédoncule mince, vert, simple ou rameux portant de nombreuses fleurs. Bractées discrètes, de 1 à 2 mm.          Fleurs délicates, de 3 à 4 cm. Sépale dorsal oblong-elliptique, obtus ou arrondi. Sépales latéraux oblongs-ovales, aigus, légèrement carénés vers l'extrémité. Pétales à la base claviforme, puis rhomboïdes, obtus.
    
Labelle trilobé aussi long que les pétales, lobes latéraux oblongs-ovales ou ligulés, à bordures antérieures charnues, lobe antérieur orbiculaire, légèrement concave en son centre, apiculé à son extrémité, plus large que long. Le callus situé sur le disque à la jonction des lobes latéraux possède 6 à 8 côtés.
    
Colonne cylindrique, légèrement arquée, longue de 10 mm.
    
Pédicelle de 3,5 cm.
Labelle et callus de Phalaenopsis lindenii (Sweet)
Phalaenopsis lindenii. Dessin de R.C. Aguilar dans Philippine Journal of Science 1947
 
Observations
     La floraison est variable, avec un pic à la fin du printemps.
      Toutes les pièces florales sont blanchâtres à suffusions rose clair, plus ou moins striées de violet. Lobes latéraux blancs, avec de petites taches orange à la base et 3 lignes mauves sur le dessus. Lobe antérieur décoré de 5 à 7 stries longitudinales, radiantes, rose plus foncé puis brunissant à la base.
      Différent du Phalaenopsis equestris par les marbrures du feuillage, le pédoncule vert, et le lobe médian orbiculaire et apiculé.
    
On le trouve à une altitude 1500 mètres, ce qui en fait une plante de serre tempérée qui demande une température de 22/24°C le jour et de 11/14°C la nuit.
     Dans une serre classique à Phalaenopsis, il peut bénéficier d'un mieux être si il est cultivé en pot de terre, ce qui assure une plus grande fraîcheur au niveau des racines.
Historique
 
     Le Phalaenopsis lindenii a été collecté et décrit par Loher dans le «journal des Orchidées». Il a été nommé en l'honneur de Jean Jules Linden (1817-1898) horticulteur belge.
     Il a été suggéré que le Phalaenopsis lindenii puisse être un hybride naturel entre le Phalaenopsis equestris et le Phalaenopsis schilleriana. Cette hypothèse est restée sans suite.
     Quelques commentaires à son propos sont à signaler dans le numéro 152 d'août 1905 de l'Orchid Review,ainsi que dans le numéro d'octobre 1907.
 
 
On notera une singulière parenté de forme entre Phalaenopsis lindenii et Phalaenopsis celebensis, pétales et sépales plus ou moins tournés vers l'arrière de la fleur.
 
    Originaire de régions relativement élevées, ce Phalaenopsis demande un peu plus de fraîcheur que la plupart des autres espèces.
    Si l'atmosphère le permet, il bénéficiera d'une culture en épiphyte. Dans ces conditions la plante émet rapidement des rejets et peut former une touffe importante pouvant porter des fleurs presque toute l'année. La plante ainsi installer doit bénéficier de nombreux arrosages, régulièrement avec de l'engrais. La position naturelle du feuillage, dirigé vers le bas, évite l'accumulation d'eau préjudiciable.
     La floraison est de très longue durée et s'étale sur une dizaine de mois, comme chez le Phalaenopsis equestris. Par contre, à l'opposé de ce dernier, l'apparition d'un keiki est plus exceptionnelle.
     Température minimum : 10/12°c. Peu exigeant en lumière.
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative aux Philippines à 1500 mètres d'altitude (région de Baguio)
 
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