Phalaenopsis japonica (Kocyan & Schuit., 2014)
 
Phalaenopsis du Japon
Origine : Japon (ïles de Ryukyu), Corée, Chine
 
Synonymes principaux

Aerides japonica (Rchb.f. 1863)

Sedirea japonica (Garay & Sweet,1974)

Stauropsis marriottiana (Rolfe,1919)

Hygrochilus parishii var. marriottianus (Pradhan, 1987)

Hygrochilus japonica (M.H. Li, Z.J. Liu & S.R. Lan, 2014)
Cette plante apparait aussi dans l'Illustration Horticole en 1881 sous le nom d'Angraecum japonicum.
 
  Plante épiphyte. Tige très courte complétement recouverte par la base des feuilles. Racines charnues. Feuilles nombreuses, 6 à 8, subelliptiques ou linéaires ou linéaires-oblongues, légèrement carénées, obtuses, à apex légérement bilobé, longues de 5 à 15 cm, larges de 2 à 3 cm, coriaces. Tiges florales rarement ramifiées, multiples, pendantes, longues d'une vingtaine de centimètres ou plus. Fleurs de trois centimètres, nombreuses, plus de 15, délicatement parfumées, s'épanouissant successivement.Sépales dorsal obovale, obtus; sépales latèraux oblongs; pétales oblongs-elliptiques.Labelle trilobé, hypochile du lobe médian oblong, lobes latèraux légèrement torsadés disque orné d'un appendice pointu au-dessus de l'ouverture de l'éperon; épichile flabellé ou obovale-spatulé, crénelé, concave avec une carène médiane.Eperon nien développé en forme d'entonnoir, recourbé vers l'avant, obtus, plus court que le lobe médian. Colonne incurvée.
Détails du labelle dans Flora du Yunnan
Détails du labelle dans Curtis Botanical Magazine
 
Observations
Pousse dans des forêts humides entre 600 et 1400 mètres d'altitude. Sépales et pétales blancs à blanc verdâtre à jaune clair à vert. Base des sépales ornée de barres concentriques brun clair ou brun/rouge. Labelle blanc plus ou moins maculé ou tacheté de rose/mauve. Colonne blanche ou verdâtre. La coloration des fleurs est susceptible d'évoluer sur une même plante en fonction de la lumière et/ou de la température. Parfum citronné. La fragrance de Phalaenopsis japonica a été utilisé pour concevoir le parfum Kona Rain.
Evolution de la coloration du labelle de Phalaenopsis japonica.  
(Copyright 2016 by the Korean Society of Breeding Science) 
Historique


Curtis Botanical Magazine
On sait que cette plante est cultivée au Japon, sur l'île d'Okinawa depuis au moins 1719. Elle était utilisée comme tribut ou comme cadeau au Japon et en Chine.
Cette espèce fut introduite en Europe par Linden en 1862. La présence d'un Aerides à une latitude si élevée avait étonné les botanistes du dix-neuvième siècle et ils n'avaient pas encore connaissance que cette espèce poussait aussi en Corée. Ce n'était que le début d'une histoire mouvementée, cette plante étant à l'origine de controverses entre botanistes. D'abord décrite comme Aerides japonica par Reichenbach en 1863, on créa pour cette plante un genre longtemps monospécifique, le genre Sedirea (Garay & Sweet,1974), qui était l'anagramme du genre précédent (humour de botaniste ou manque d'imagination ?). Elle fut ensuite brièvement transférée dans le genre Hygrochilus en 2014 avant de rejoindre le genre Phalaenopsis cette même année.


L'Illustration Horticole
Acte de naissance dans le Hamburger Garten- Blumenzeitung 19: 210 (1863)
 
Variétés horticoles

C'est une des trois orchidées favorites des cultivateurs japonais avec Vanda falcata et Cymbidium goeringii. Les amateurs disposent de plusieurs variétés qui se déclinent ainsi:
          Nagoran                espèce type
          Nagoran shima       espèce type aux feuilles panachées
          Minmaru                à petites feuilles arrondies
          Seigyokumaru        très petites feuilles arrondies
          Hyo                      fleurs jaune clair mouchetées
          Kibana soshin        fleurs uniformément blanches ou jaune pâle
          Minmaru shima      comme Minmaru mais à feuillage panaché
          Darumanagoran      petites feuilles arrondies de la taille d'un dollar d'argent (40 mm)
          Fusamaru              forme miniature
          Chabo                  forme naine
Les variétés miniatures sont souvent des plantes à la croissance anormale comme il y en a presque toujours dans un semis. la floraison est aussi presque toujours anormale: fleurs plus petites, moins nombreuses, moins bien disposées sur la tige florale voire difformes. Les plantes à feuillage panaché ont une croissance plus lente et une floraison retardée.

Variété botanique
Il existe une forme albinos uniformément blanche ou verdâtre.
Culture
Petite plante de culture facile. La température de culture peut varier de 6/8 à 30°C. Floraison de deux à quatre semaines pendant une période s'étalant de février/mars à juin/juillet.
 
Statut de conservation
Eteint sur l'île d'Okinawa où elle était autrefois abondante, elle n'est plus présente sur les îles voisines qu'au sommet de quelques arbres où elles sont plus ou moins innaccessibles. Elle est classée comme "en danger" au Japon. En Chine cette espèce semble confinée à la frontière avec le Myanmar.
 
Coupe d'une fleur de Phalaenopsis japonica montrant les positions relatives de la colonne, du labelle et de l'éperon nectarifère.
Agrandissement de l'intérieur lisse de l'éperon montrant les cellules nectarifères et un résidu de nectar.
 
Coupe de l'éperon
   
     
Les trois photos ci-dessus sont tirés d'un article de Malgorzata Stpiczynska, Kevin L. Davies and Magdalena Kaminska, Comparative anatomy of the nectary spur in selected species of Aeridinae, disponible ici
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie à Atsuta (Japon) à 84 mètres d'altitude.
moyenne annuelle
jan.
fev.
mars
avr.
mai
juin
jui.
aout
sept
oct.
nov.
dec.
températures moyennes (°C)
22
15
16
18
21
23
26
28
28
27
24
21
18
Moyenne températures élevées (°C)
24
18
19
20
23
26
28
31
30
29
27
24
20
Moyenne tepératures basses (°C)
19
13
13
15
18
21
24
26
25
24
21
18
15
Pluviométrie moyenne (mm)
2104
122
117
159
170
254
266
185
258
181
160
116
118

 

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