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Phalaenopsis equestris (Rchb.f 1849)
 
Phalaenopsis équestre
(origine obscure,du latin equester,ayant trait à la cavalerie). Voir encadré ci-dessous.
Origine
Philippines (à l'origine très abondant sur la côte de Manille) & Taiwan (sur les îles ou îlots Hsiaolanyu & Lanyu au sud-est de l'île principale )

Descriptions originales ici
Synonymes principaux
Stauroglottis equestris (Schauer 1843)
Phalaenopsis rosea (Lindl 1848)
Phalaenopsis stauroglottis (Hort. 1876)
Phalaenopsis rosea var.deliciosa (Burb. 1882)
Phalaenopsis riteiwanensis (Masamune 1934)
 
Phalaenopsis equestris aux Philippines d'après Sweet
     En ce qui concerne le nom equestris plusieurs auteurs proposent comme traduction "en molette d'éperon" (Du Buysson dans son traité, l' Orchidophile en 1878 et auparavant Kraus en 1864 dans un article sur le genre Phalaenopsis dans Wochenschrift vereines zur beförderung des gartenbaues in den königl. Preuss. Staaten für Gärtnerei und Pflanzenkunde). Le nom spécifique fait sans doute allusion à la forme de la fleur, qui forme une croix à six pointes semblable à cette molette d'éperon.
Description
     Plante épiphyte à tige courte complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles.
     Racines nombreuses, charnues, glabres.
     Feuilles coriaces, étalées, et à la partie supérieure plus ou moins récurvée, ovales-oblongues ou elliptiques, obliquement aiguës ou un peu émarginées au sommet, carénées à la face inférieure, d'un beau vert, longues de 10 à 20 cm., larges de 5 à 6 cm.
      Pédoncule naissant à l'aisselle des feuilles inférieures, ascendant, robuste par rapport à sa longueur, simple ou rameux. Rachis brun/violacé, un peu flexueux, portant de nombreuses fleurs, continuant à s'allonger pendant la floraison et à produire de nouveaux boutons.
      Fleurs larges de 3,5 cm. en moyenne, mais très variable en taille et en coloration. Sépale dorsal oblong-elliptique à ovale-elliptique, aigu, à la marge quelquefois récurvée. Sépales latéraux similaires au sépale dorsal, un peu obliques, aigus, tournés vers l'arrière. Pétales étroitement rhomboïdaux, aigus ou obtus, à marge quelquefois récurvée, à base rétrécie.

     Labelle aussi long que les sépales, profondément trilobé. Lobes latéraux oblong-obovales ou linéaires-spatulés, obliques, incurvés, obtus ou arrondis, à bord antérieur charnu. Lobe médian très brièvement onguiculé, ovale ou elliptique ou rhomboïde, légèrement concave en son milieu, aigu et charnu à l'apex. Le disque à la jonction du lobe médian et des lobes latéraux est orné d'un callus presque carré, bilobé.

     Colonne arrondie, légèrement arquée longue de plus de 9 mm.

     Pédicelle de 2 cm.

Labelle et callus de Phalaenopsis equestris (Sweet)
Phalaenopsis equestris. Dessin de R.C. Aguilar dans Philippine Journal of Science 1947
 
Observations

     L'époque de floraison est très variable, mais plus marquée de février à mai et à l'automne.
    
La couleur des segments varie du blanc au rose violacé foncé, avec des suffusions de couleurs. Les lobes latéraux du labelle sont normalement d'un rose violacé clair marqué de jaune, avec 4 ou 5 stries longitudinales d'un violet foncé à la face interne; Callus jaune clair ou blanc, plus ou moins pointillé de rouge. Colonne teintée de rose/mauve.
    
La plante pousse depuis le niveau ,de la mer jusqu'à une altitude de 300 mètres.
    
Phalaenopsis equestris produit facilement des "keikis" et les pédoncules se ramifient aisément et donnent des fleurs plusieurs années de suite. Le feuillage est très sensible à un excès de soleil.
    
La forme du lobe médian du labelle, le pédoncule violacé et le feuillage vert uni, sans décolorations grisâtres sont les éléments qui le distingue du Phalaenopsis lindenii.
   
C'est une espéce réputée pour être de culture facile.
    
Certaines variétés sont à floraison retombante, d'autres produisent des tiges érigées. Elles se ramifient facilement et perdurent plusieurs mois en s'allongeant au fur et à mesure de la floraison.
    
Température minimum de culture pour garder une végétation active : 16°c

 
Historique

     D'abord décrit par Johann Konrad Schauer en 1843 dans Novorum Actorum Academiae Caesareae Leopoldino-Carolinae Naturae Curiosorum sous le nom de Stauroglottis equestris à partir de plantes collectées par le botaniste allemand Franz Julius Ferdinand Meyen à Luçon au cours de son voyage autour du monde. En 1848, Lindley décrivit cette même espèce sous le nom de Phalaenopsis rosea dans The Gardeners' Chronicle à partir de plantes collectées par Thomas Lobb à Manille pour le compte des établissements Veitch. Cuming l'avait également découvert auparavant mais il semble qu'il n'est pas fait parvenir de plantes en Europe. Reichenbach reclassa Stauroglottis equestris dans le genre Phalaenopsis en 1850 mais le nom Phalaenopsis rosea persista longtemps et ce n'est pas la description de Phalaenopsis equestris var. rosea (épithète vraiment mal venu même s'il correspond bien à la couleur de la fleur) en 1983 qui éclaircit la situation.
     Trés en vogue pour l'hybridation, on préfére l'utiliser comme fournisseur de pollen.

Variétés non reconnues mais apparaissant sporadiquement sans origines précises
     Phalaenopsis equestris est une espèce extrèmement versatile ce qui donne aux collectionneurs (et aux commerçants) la possibilité de 'créer' des variantes innombrables. En voici deux reconnues.
     Phalaenopsis equestris var.leucaspis (Rchb.f 1881)
     Synonyme Phalaenopsis rosea var.leucaspis (Rolfe 1886)
     Fleurs quelquefois plus petites. Sépales et pétales avec une suffusion de mauve vers le centre. Lobes latéraux du labelle blanc avec des stries horizontales brunes. Pas de marques jaunes. Lobe médian violacé. Callus blanc/crème avec des taches brunes. Cette variété a fait son apparition dans les serres de M.Pescatore à St Cloud.
     Phalaenopsis equestris var.leucotanthe (Rchb.f 1883)
     Synonyme Phalaenopsis equestris var.aurantiaca (Gower 1892)
     Fleur très grande, prés de 5 cm. Sépales et pétales blancs cireux, quelquefois avec des suffusions de rose. Le lobe médian du labelle est rose foncé, les lobes latéraux blancs avec une suffusion de jaune citron à la base et à l'apex de rose pâle. Le reste du lobe médian est orangé. Callus jaune moucheté de brun.
Variété botanique
 
     Phalaenopsis equestris var. rosea (Valmayor & Tiu 1983)
    
Fleurs aux segments uniformément rose vif, labelle plus soutenu. Connu également sous le nom d'equestris "llocos" du nom d'une zone forestière située au nord de l'île de Luzon où cette variante a été trouvée. Les fleurs sont généralement plus petites que le type, mais d'une forme plus ronde.
 
     Phalaenopsis equestris var. alba (Christ. 2001)
     Fleurs uniformément blanches sauf le callus. Hampes florales plus courtes que chez le type. Une autre variante a les lobes latéraux du labelle partiellement marqués de jaune plus vif, ainsi que le callus, le disque, et la partie supérieure du lobe médian. Ce dernier peut également être plus étalé.
 
     Phalaenopsis equestris var. aurea (Christ. 2001)
     Fleurs blanches avec le labelle entièrement jaune vif.
Si le nom Phalaenopsis equestris 'Fleur de Lys' est déjà réservé à un clone Étasunien, comment appeler celui-ci ?
 
 
Evolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative aux Philippines au niveau de la mer (règion de Manille)
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