|
Phalaenopsis
aphrodite (Rchb.f 1862)
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
| Plante épiphyte,
à la tige courte complètement recouverte par l'imbrication
de la base des feuilles, aux racines abondantes, charnues, glabres, aux
extrémités violacées. Feuilles elliptiques-oblongues, d'un vert foncé uniforme à la face supérieure, à reflets violacés où cuivre à la face inférieure, de grandeur très variable, de 20 à 40 cm de longueur, sur 5 à 8 cm de largeur, obtuses, rarement arrondies. Pédoncule arqué ou ,pendant, simple, parfois rameux, vert ou vert moucheté de violacé, multiflore, long de 60 cm à un mètre. Rachis en zigzag. Bractées de 5 mm, triangulaires. Sépales très étalés, blanc, le supérieur oblong, obtus, les latéraux divergents, ovales- falciformes, aigus, carénés à la face inférieure. Pétales blancs, largement rhomboïdes, très obtus, deux fois plus larges que les sépales |
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
Observations
|
||||||||||||
|
Historique
|
||||||||||||
|
|
||||||||||||
|
Le premier européen à reporter l'existence de Phalaenopsis aphrodite est un jésuite, Georg Joseph Kamel (1661-1706). Rentré dans les ordres en 1683, il fut, envoyé dans les îles du sud-est asiatique. A ses talents de botaniste il ajoutait un sens artistique certain et il devint le premier spécialiste des plantes des îles Philippines. En bonne place figurait le Phalaenopsis aphrodite qu'il décrivait avec le langage du XVII iéme siècle comme une colombe. Les travaux de Kamel furent négligés par Linné et le Phalaenopsis aphrodite ne parut pas dans la première liste d'orchidées figurant dans son "SPECIES PLANTARUM» |
||||||||||||
|
||||||||||||
|
Redécouvert en 1836 par Cuming qui l'envoya en 1837 à Rollisson, horticulteur anglais qui la fit fleurir dés l'automne de la même année. Lindley
confondit cette espèce avec Phalaenopsis amabilis. Lorsque
dix ans plus tard le véritable Phalaenopsis amabilis fut introduit
à son tour, Lindley le crût une espèce inédite
qu'il nomma Phalaenopsis grandiflora. Cette double erreur s'est propagée
chez de nombreux cultivateurs d'orchidées et même dans certain
ouvrages, bien que la situation fut rectifiée et clarifiée
par Reichenbach dés 1862. Malheureusement, les horticulteurs anglais
alors maîtres de l'orchidophilie n'acceptèrent pas un avis
venant d'un allemand. Cette attitude a encore des conséquences
de nos jours, car quoique tous les botanistes, même les anglais,
soient d'accord depuis 1960, l'autorité qui enregistre les hybrides
ignore Phalaenopsis aphrodite, toutes les variétés blanches
ne descendent donc officiellement que de Phalaenopsis amabilis. |
||||||||||||
|
Variétés
botaniques
|
||||||||||||
| Phalaenopsis aphrodite
var.formosana (Christ 2001) Synonymes :Phalaenopsis formosana ( Miwa 1941),
Phalaenopsis babuyana (Miwa 1941), Phalaenopsis formosum (Hort), Phalaenopsis
amabilis var formosana (Shimadzu 1921) Endémique de Taïwan (ile principale plus Babuyan, Lan-Yeu, Lu-Tao). Feuillage vert pomme, fleurs plus petites que le type, mais plus nombreuses sur une hampe florale très ramifiée. Largement multiplié pour la plante fleurie dans les années 1990. |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
|
L'influence de Phalaenopsis
aphrodite se fait nettement sentir sur cet hybride direct avec Phalaenopsis
Chamonix. Bonne présentation des fleurs sur une hampe florale courte,
bonne forme de la fleur, atténuation significative du coloris jaune
dans le labelle.
Chamonix influence quant à lui la dimension de la fleur. |
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||