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Phalaenopsis amboinensis
(J.J.Smith mars 1911)
 
Phalaenopsis de l'île d'Amboine
Origine : archipel des Moluques, archipel des Célèbes, Sulawesi
Synonymes principaux

Phalaenopsis psilantha (Schltr décembre 1911)

Phalaenopsis hombronii (Finet 1912)

Polychilos amboinensis (Shim 1982)

 
     Plante épiphyte à tige courte complètement recouverte par l'imbrication de la base des feuilles. Racines charnues, nombreuses, allongées, gris argenté, aux extrémités vertes.
     Feuilles naturellement peu nombreuses, 3 à 4, plus abondantes en culture, 6 ou plus, charnues, elliptiques ou oblongues-elliptiques ou oblongues-lancéolées, obtuses ou émarginées au sommet, longues de 25 cm. ou plus, larges de 8 cm. ou plus, d'un joli vert brillant, légèrement carénées à la face inférieure. Le limbe est plus ou moins ondulé.
     Pédoncule généralement beaucoup plus court que le feuillage, arqué ou étalé, portant peu de fleurs, rarement rameux. La plante émet souvent plusieurs pédoncules simultanément. Les fleurs se succèdent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Bractées triangulaires, dorsalement carénées, longues de 7 mm.
     Fleurs de 4,5 à 5 cm. de diamètre, parfois plus. Segments floraux bien étalés. Sépale dorsal elliptique ou ovale-elliptique, aigu, légèrement caréné dorsalement à l'apex, deux fois plus long que large. Sépales latéraux obliques, largement ovales ou ovales-elliptique, aigus ou légèrement arrondis, dorsalement carénés comme le sépale dorsal. Tous les sépales sont de même taille. Pétales quelquefois obliques, ovales ou rhomboïdes, aigus ou obtus, quelquefois plus courts que les sépales.
      Labelle trilobé aussi long que les pétales ou un peu plus court. Lobes latéraux oblongs-ligulés ou ligulés, dressés, charnus, connivents, a sommet incurvé.
      A mi hauteur un callus provoque un épaississement. Lobe médian oblong-ovale, ou oblong-elliptique, très charnu, concave, glabre, largement

 

garni d'une carène à deux arêtes parallèles finement dentelées, depuis la base antérieure jusqu'à un callus sphérique aplati situé à l'extrémité du labelle. Le disque entre les lobes latéraux est orné de 2 callus superposés, bifides; le callus inférieure à ses deux segments finement allongés, le callus postérieur est blanc, marqué de jaune sur le devant.
    
Colonne charnue, arquée, blanche, à base élargie soulignée par deux épaississements de part et d'autre du pied.
    
Pédicelle de 3 cm.

   
Labelle et détail de Phalaenopsis amboinensis (Sweet)

Observations

     Tous les segments floraux sont crème, jaunes ou jaune-verdâtre, parfois teintés d'orangé, barrés concentriquement de brun plus ou moins rougeâtre. La base des pétales et des sépales est blanche. L'extrémité des segments est souvent marquée de vert. Lobes latéraux blancs, jaunes au niveau des callus. Le lobe médian est jaune avec deux macules longitudinales de chaque côté de la carène.
     La fleur est parfumée, plus particulièrement le matin et lorsque la luminosité est suffisante . Parfum de sureau ?
    
On a reporté l'existence d'exemplaires vert chartreux (île Sulawesi dans les Célèbes).
    
La floraison s'étale sur toute l'année mais est plus abondante l'été.
    
La confusion a quelquefois été faite entre le Phalaenopsis amboinensis et le Phalaenopsis sumatrana. Les détails du labelle et la forme de la colonne permettent d'éviter ce problème.
 
Historique
 

     Phalaenopsis amboinensis a été décrit pour la première fois en 1911 à partir d'exemplaires originaires de l'île d'Amboine (Moluques), cultivés au jardin botanique de Bogor (Java).
    
Un exemplaire collecté pendant le voyage de l'Astrolabe entre 1838 et 1840, aujourd'hui au Muséum d'Histoire Naturelle à Paris sous le nom de Phalaenopsis hombronii est en fait un Phalaenopsis amboinensis.

     Les premières plantes décrites et cultivées avaient les pétales et les sépales blanchâtres quelquefois marquées de vert à leur extrémité. Le développement même des plantes est différent, le feuillage étant moins arrondi et l'ensemble ne donnant pas l'impression de 'plante plantureuse' des sélections jaunes.
    voir ci-dessous
     A partir du début des années 60, la sélection et la multiplication se firent avec des individus choisis pour la couleur de fond des pétales et des sépales de plus en plus jaune soutenu. Ce sont essentiellement ces types que l'on trouve en culture actuellement. Les individus à la couleur jaune n'ont jamais été formellement décrit à partir d'exemplaires trouvés dans la nature et l'on ignore leur origine précise.
 
Évolution moyenne des températures, de la pluviométrie et de l'humidité relative en Indonésie a une centaine de mètres d'altitude (Région de Manado)
 
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