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Phalaenopsis
amabilis (Bl 1825)
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Phalaenopsis
aimable (du Grec amabilis, beau, ravissant)
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Origine
: Amboine, Java, Bornéo, Célèbes,
Nouvelle-Guinée,Queensland (Australie)
C'est la fleur nationale d'Indonésie.
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Synonymes
principaux
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Plante épiphyte,
très variable, robuste, pendante.
Tige courte, robuste, complètement recouverte
par l'imbrication de la base des feuilles et le départ des racines.
Racines longues, charnues, souvent ramifiées,
glabres, souples, aux extrémités vertes.
Feuilles peu nombreuses, rarement plus de cinq,
plus nombreuses en culture largement obovales-oblongues ou elliptiques ou
ovales-elliptiques ou oblongues-oblancéolées, obtuses ou obliquement
emarginées au sommet, carénées à la face inférieure,
épaisses et charnues, parfois coriaces, d'un vert clair sur les deux
faces, plus brillant au-dessus, pouvant atteindre plus de 50 cm. de long,
larges de 10 cm.
Pédoncule beaucoup plus long que les feuilles,
pouvant dépasser un mètre ascendant ou arqué, parfois
simple, mais plus souvent rameux, brun-violacé pointillé de
vert, portant de nombreuses fleurs. Bractées de 5 mm, triangulaires.
Fleur d'un blanc de neige, large de 7 à10
cm, de longue durée, parfois parfumées, spectaculaires. Sépales
très étalés, obtus. Le dorsal elliptique-oblong ou
elliptique-ovale ou elliptique, quelquefois brièvement pédicellé,
les latéraux peu divergents, oblongs-lancéolés ou ovales
, ou ovales-lancéolés quelquefois obliques, aigus, rarement
sub-acuminés. Pétales très larges, subrhomboïdes,
très obtus, rétrécis à la base. |
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Labelle
beaucoup plus court que les pétales, plus charnu que les segments
floraux, profondément trilobé, lobes latéraux
incurvés, onguiculés, subquadrangulaires, arrondis au
sommet, jaunâtres à la base, callus jaune pointillé
de rouge, charnu, condupliqué, presque carré, à
bordures lisses, séparés en deux lobes par une profonde
gorge en V. Lobes antérieur linéaire-hasté, à
oreillettes basilaires aiguës, portant au sommet deux très
longs filaments récurvés et flexueux, jaunes et ponctués
de rouge, les cirres. Colonne courte, blanche, subclaviforme. Pédicelle
de 5 cm. |
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Labelle et callus de
Phalaenopsis aphrodite (Sweet)
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Observations
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Sépales
et pétales blanc laiteux, labelle plus ou moins marqué de
jaune et de rouge. Callus jaune moucheté de brun. Labelle blanc,
bords du lobe médian et des lobes latéraux jaune ou brun/jaune.
Stries cramoisies plus ou moins denses à la base des lobes latéraux
et sur le pédicelle du labelle.
80% des Phalaenopsis
amabilis se trouvent naturellement sur des Diplodiscus paniculatus (Turcz).
Ils sont quelquefois tout au bord de l'océan, exposés aux
embruns.
Ph amabilis est souvent
confondu avec Ph aphrodite, ceci depuis Lindley. La distinction se fait
facilement avec le lobe médian du labelle, triangulaire chez ce dernier.
La floraison est essentiellement
hivernale et printanière. Elle serait induite par des jours courts
(?) et une température nocturne de l'ordre de 18°C pendant 2
à 5 semaines. Cependant l'expérience montre que la floraison
est possible tout au long de l'année. |
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Dés
1798, le Dr Roxburgh l'introduisit depuis les Moluques à Calcutta
et la classe dans les Cymbidium. En 1807, le Dr Horsfield la remarque
sur la côte sud de Java. Le Dr Blume la découvre à
son tour quelques années plus tard dans les bois qui bordent
en partie le littoral de l'île de Nusa Kamanga et fonde le genre
Phalaenopsis. C'est le Phalaenopsis amabilis qui a servi de base à
la création du genre Phalaenopsis.
Selon les uns, le Phalaenopsis amabilis fleurit
pour la première fois en culture en Angleterre en septembre
1850 dans la collection de J.H.Schroeder de Stratford Green. Cette
plante fût récompensée par une médaille
offerte par la Société Royale d'Horticulture La plante
est signalée aussi en Angleterre dès 1848 chez Sir William
Middleton près d'Ipswich. Pour d'autres, elle fût introduite
en Europe par Thomas Lobb, chez Veitch,
en 1846 et fleurit l'année suivante.
Il a d'abord été décrit
par Linné en 1753 comme Epidendrum amabile ( première
édition de "SPECIES PLANTARUM ").en se basant sur
un spécimen collecté par Peter Osbeck de retour de Chine
lorsque son bateau s'arrêta à New Island ( ouest de Java
) pour s'approvisionner en eau, en 1752. Ce spécimen est toujours
observable à Londres en bon état de conservation. Osbeck,
suédois élève de Linné, dans la relation
de son voyage (1771 ) conte en détail le moment de sa découverte
:"Epidendrum amabile croit sur les branches des arbres prés
du rivage. La plante a de grandes fleurs odorantes comme je n'en ai
jamais observé avant. J'ai eu cette plante dans ma chambre
sans que les fleurs ne se fanent et elles continuèrent à
exhaler leur parfum. Dans l'île de Ternate, personne ,à
part les princesses n'est autorisé à porter cette fleur
précieuse et très rare".
D'après
Lefebvre, fonctionnaire hollandais au jardin botanique de Java, le
Phalaenopsis amabilis se rencontre rarement dans les forêts
épaisses et humides, mais presque toujours dans les clairières,
souvent au milieu des arbres isolés à
tête peu fournie, laissant passer beaucoup de jour, ou quelquefois
sur d'anciens plans de caféiers. |
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Première
reproduction d'un Phalaenopsis amabilis en 1741 dans Herbarium amboinense
de Rumphius sous le nom d'Angraecum album majus.
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Dans les
endroits ou pousse le Phalaenopsis en grandes quantités, la
température ne dépasse jamais 24°c pendant le jour
; elle tombe au-dessous de 13°c la nuit ( août ). La plupart
des plantes fleurissent d'octobre à mai. Les troncs d'arbres
auxquels s' attachent les racines sont abondamment garnis de mousse,
l'atmosphère étant humide. Une poignée de cette
masse hétérogène de feuilles pourries, de débris
d'écorce etc...semble suffire à toute une masse de plantes.
Elles sont en |
partie abritées pendant
quelques heures par jour, le matin, et supportent très bien
les rayons du soleil.
Blume l'aurait
trouvé à une altitude de 600 m, mais il a été
reporté que l'on peut le trouver depuis le niveau de la mer
jusqu'à 1500 mètres d'altitude. C'est l'espèce
qui produit les plus grandes fleurs du genre. Il a très largement
été utilisé pour l'hybridation et est à
la base des lignées de Phalaenopsis blancs et de bien d'autres
hybrides.
Notons cette description du Comte de
Kerchove dans "Le Livre Des Orchidées" en 1894. "Tandis
que, sur les fleurs du Phalaenopsis amabilis, l'aile nacrée
des grands papillons blancs des tropiques semble avoir laissé,
en les frôlant, son éclatant duvet". |
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Holotype (original)
du Phalaenopsis amabilis récolté par Blume. Remarquer
l'étroitesse du lobe médian caractéristique
de cette espèce.
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Variétés
horticoles
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Phalaenopsis amabilis var.aurea (Rolfe1886)
Synonymes : Phalaenopsis amabilis var. fuscata (Rchb.f 1862), Phalaenopsis
grandiflora var. ruckeri (Burb 1876), Phalaenopsis grandiflora var.
fuscata (Rchb.f 1882)
Originaire de Bornéo, fleur un
peu plus grande que le type, partie antérieure du labelle
jaune pâle, cirres jaunes.
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Phalaenopsis amabilis var.gloriosa
(Rchb.f 1891) Synonyme : Phalaenopsis pleihary (Burgeff 1968)
Divisions moins arrondies mais plus grandes.
Le diamètre de la fleur atteint 12 cm. |
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Phalaenopsis
rimestadiana (Phalaenopsis de M.H.G. Richter-Gram Rimestad) Synonyme
: Phalaenopsis amabilis var. rimestadiana (Linden 1901)
Apparu chez
Linden au début du XX ième siècle, ce n'est qu'une
forme aux fleurs plus grandes que le type et à la végétation
plus vigoureuse. Le pédoncule est vert sombre, érigé,
plus rigide. La texture des fleurs est supérieure. Les feuilles
sont d'un vert plus foncé. A cause de sa taille, il a souvent été
utilisé dans les croisements. Ainsi, Phalaenopsis Elisabethae enregistré
comme croisement entre Phalaenopsis amabilis et Phalaenopsis Rimestadiana
n'est en fait qu'un Phalaenopsis amabilis. Ce Phalaenopsis est originaire
de l'île de Java.
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Phalaenopsi amabilis
var.vinicolor (Hort)
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Suffusion
de rouge dans la coloration jaune du labelle. Lobes médian
largement maculé et taché de mauve soutenu/violet.
Quelques veinures plus foncées. L'envers des sépales
et des pétales est rosé.
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| Phalaenopsis
amabilis var.cinerascens (JJ Smith 1917) n'est considéré que
comme synonyme de Phalaenopsis amabilis var.moluccana. Il présente
cependant comme dans la description originale (Bulletin du Jardin Botanique
de Buitenzorg seconde série n°25 page 88) des suffusions violacé
clair sur les pièces florales. Il pourrait donc être le Phalaenopsis
amabilis var.vinicolor de l'horticulture. Cependant la description de JJ
Smith ne précise rien quant à la couleur du labelle exceptée
celle des cirres (blanches comme chez Phalaenopsis amabilis var. vinicolor). |
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Variétés
botaniques
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Phalaenopsis
amabilis var.moluccana (Schltr 1911) Synonymes : Phalaenopsis amabilis
var.cinerascens(J.J.Smith 1917), Phalaenopsis celebica (Van Vloten 1932)
Originaire des Célèbes et
des Moluques. Le lobe médian du labelle au lieu d'être cruciforme
est seulement linéaire-oblong avec une petite grosseur prés
de la base. Les cirres si proéminents dans le type sont absents
ou simplement suggérées. Phalaenopsis cinerascens diffère
des autres types par une coloration grisâtre du feuillage.
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Phalaenopsis
amabilis var.papuana (Schlt 1913) Synonymes : Phalaenopsis
rosenstromii (Bail 1906 du nom du collecteur G.Rosenstrom), Phalaenopsis
amabilis var. rosenstromii (Nicholls 1949)
Originaire d'Australie
et de Nouvelle-Guinée. Lithophyte, voire même terrestre.
Lobe médian du labelle triangulaire.
Pour en savoir plus, un article de l'Orchid
Review de 1935 sur Phalaenopsis rosenstromii
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Evolution moyenne des températures,
de la pluviométrie et de l'humidité relative au sud de Java
pour une altitude de 300 mètres
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