Ets. Rollisson & Sons
-PREMIERE FLORAISON EUROPEENNE DE PHALAENOPSIS APHRODITE SOUS LE NOM DE PHALAENOPSIS AMABILIS-
 
L'établissement Rollisson, puis Rollisson & Sons est, avec l'établissement Loddiges installé à Hackney, un des tous premiers à avoir importé et cultivé avec succès des orchidées tropicales en Europe. Fondé dans les années 1780 par William Rollisson (1765 - 1842) les pépinières De Springfield à Upper Tooting employèrent plusieurs collecteurs dont le plus connu est William Bull qui fonda par la suite son propre établissement. Il entreprit assez rapidement de créer un département orchidées et obtint de bons résultats grâce à un bon contrôle de l'environnement. Il eut vite une bonne réputation.
Ses enfants, George Rollisson (1799-1879) et William Rollisson (1802-1875) rejoignirent l'établissement et prirent sa suite sans que l'on sache précisément qui faisait quoi dans l'entreprise…
John Day était un de leurs bons clients et James Veitch le jeune compléta son apprentissage chez les Rollisson. Les Rollisson ne voulant accepter aucun dédommagement pour l'avoir accepté comme stagiaire, James Veitch les remercia en achetant une collection d'orchidées avant de retourner dans le Devon. Cette collection fut le noyau du département orchidées de Veitch & Sons et James Veitch attrapa le virus des orchidées à cette occasion .
La gamme d'orchidées cultivées chez Rollisson a été rapidement très importante, Paphiopedilum, Oncidium , Maxillaria, Cyrtochilum, Cymbidium, Huntleya, Epidendrum etc. A la mort de George Rollisson l'établissement fut acheté par Veitch, les plantes et le matériel dispersés pendant des ventes aux enchères qui durèrent chacune plusieurs jours.
En juillet 1838 Phalaenopsis aphrodite fut récompensé par une médaille d'or (Gold Knightian medal) sous le nom de Phalaenopsis amabilis. Début d'un imbroglio dont profitent encore certains horticulteurs.
Plusieurs orchidées portent le nom de Rollisson ; Promenaea rollissonii, Rhododendron rollissonii, Schlumbergera Rollissonii, Goodyera rollissonii etc.
 
Les orchidées n'étaient pas les seules productions de l'établissement Rollisson. Auparavant William Rollisson s'était fait une spécialité des bruyères qui étaient très en vogue à l'époque. Il est à l'origine de nombreux hybrides et on commercialise encore une variété de concombre créée par Rollisson au XIXème siècle.
Promenaea rollissonii    
 
 
Annonce de l'établissement Rollisson dans le catalogue de la première Exposition Universelle à Londres en 1851
 
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